Ce mercredi 30 septembre, l'ASM Belfort Judo a eu le plaisir de remettre sa ceinture noire à deux de ses judokas, Emy et Florian. Deux parcours très différents, mais une même détermination, et une fierté pour le club.
Après des mois de préparation, d'entraînements techniques et de travail des katas, les deux judokas ont décroché le grade de 1er dan. Nous leur avons posé quelques questions pour mieux connaître leur parcours.
Emy pratique le judo depuis dix ans. Tout a commencé par une séance d'essai, sur l'invitation de son cousin, également judoka : « Ça m'a plu, alors j'ai continué. »
Parmi ses meilleurs souvenirs, les stages d'été à Avignon : « C'était dur, mais très enrichissant. J'y ai appris beaucoup de techniques et passé de super moments avec mes amis. »
Tout n'a pas été simple pour autant. Qualifiée aux championnats de France minimes en première année, elle ne l'a pas été la suivante, malgré un gros travail : « Ça a été une vraie déception sportive. » Elle a pourtant tenu bon, car la ceinture noire était un objectif de longue date : « Je m'étais promis de ne pas arrêter le judo sans l'avoir obtenue. »
Aujourd'hui, elle en retire bien plus que des victoires : « De la rigueur, de la discipline et de l'organisation, au quotidien comme dans mes études. » Elle tient à remercier son partenaire de kata, Akram, qui a pris le temps de travailler avec elle et de passer les épreuves à ses côtés.
Son conseil aux plus jeunes : « Ne jamais lâcher, même dans les moments difficiles. »
Florian, lui, a découvert le judo à 6 ans. Les études l'ont ensuite éloigné des tatamis, jusqu'à ce qu'il décide, à 30 ans, de reprendre une activité physique et de remettre le kimono.
Parmi ses meilleurs souvenirs, la préparation de la ceinture noire elle-même. « C'était dur, mais tout le monde m'a beaucoup aidé », confie-t-il. Il garde surtout en mémoire les moments partagés avec le groupe, pendant comme après les entraînements.
Le parcours n'a pas été sans obstacles. De petites blessures ont perturbé sa pratique et se sont parfois fait sentir dans sa vie personnelle, son travail et sa santé. Mais il n'a pas lâché, « Je suis très, très fier d'avoir atteint mon objectif, et de pouvoir montrer l'exemple à ma fille pour la motiver à faire de même. »
Au-delà des tatamis, le judo lui a apporté « des amitiés, un réseau et la santé ». Florian tient à remercier Robert, Julien, Stéphane, et bien d'autres, ainsi que les clubs du département qui l'ont accueilli pour travailler les katas (La Denfert, Delle). Un merci tout particulier à Thierry, son partenaire : « Sans lui, je n'aurais pas pu obtenir ma ceinture noire. »
Son conseil aux plus jeunes : « Du travail, de l'assiduité, et surtout un bon partenaire sur qui compter. »
Bravo à Emy et Florian pour ce bel aboutissement. Leurs parcours le montrent : la ceinture noire se construit avec de la persévérance, de l'entraide et de la passion. Merci à tous ceux qui les ont accompagnés.